Sapé.e, site de vêtements d’occasion chic – .

Sapé.e, site de vêtements d’occasion chic – .
Sapé.e, site de vêtements d’occasion chic – .
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Où s’habiller pas cher avec des vêtements de qualité ? C’est cette difficile équation que Mehdi Zerroug entend résoudre en lançant une plateforme de vente en ligne de produits d’occasion, baptisée Sapé.e.

Alors que les marges des friperies des grandes villes explosent et que la fast fashion prospère grâce au polyester, Sapé.e propose une qualité infaillible de vêtements abordables. Sur le site, on trouve une veste Gucci à 60 euros ou un manteau Burberry à 100 euros, ainsi qu’un pull bien chaud à 20 euros…

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Pour ce faire, le site s’appuie sur un savoir-faire interne bien établi en matière de collecte et de tri de vêtements. En 1957, le grand-père de Mehdi Zerroug crée la société Framimex, spécialisée dans l’importation et l’exportation de textiles. Après la guerre, il importe des États-Unis des jeans, des chemises à carreaux, etc. ramassées dans des maisons américaines, qu’il revendait en France à des prix dérisoires.

Dans les années 1990, la branche Ecotextile a été créée pour développer un système de collecte de vêtements en France à l’aide de conteneurs spéciaux créés en collaboration avec les collectivités locales. Chaque jour, 40 tonnes de textiles arrivent en Picardie, où l’entreprise est basée, “C’est l’équivalent de quatre semi-remorques”, dit Mehdi Zerroug. C’est ce volume qui permet à Sapé.e de proposer des prix raisonnables, quitte à renoncer à des marges élevées, pour des raisons éthiques.

de marque ou pas

A l’heure où les ravages du gaspillage textile et la surconsommation nous alertent, les Français semblent plus enclins à déposer leurs vieux vêtements dans ces bornes… mais pas que ! Dans ce “entrepôt de vêtements”, comme le dit le spécialiste, il découvre de façon surprenante un grand nombre d’articles qui n’ont jamais été utilisés ou sont très peu nombreux, transposables presque comme en magasin. Ce sont notamment ces « pépites » – des modèles de marque ou non, vintage ou plus récents, toujours de qualité – que Sapé.e met en vente.

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De tous les textiles collectés par l’entreprise, environ 40% sont destinés à la vente, sur le site donc, mais aussi à d’autres friperies, comme le ferait un grossiste. Les 60% restants sont récupérés (en matériaux isolants pour le bâtiment par exemple) et recyclés pour alimenter les entreprises d’effilochage qui transforment les vêtements en fibres et fils pour les retisser ou tisser.

Et les possibilités de développement sont importantes : sur un potentiel de 600 000 tonnes de vêtements usagés jetés (soit 2,5 à 3 milliards de pièces), seules 250 000 sont collectées chaque année en France. Le reste finit en vrac dans les ordures ménagères ou incinéré. D’où la nécessité de favoriser le dépôt des vêtements dans les conteneurs appropriés », plaide Mehdi Zerroug.

sapee.fr

sophie abriat

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