L’avion de chasse franco-allemand, une « priorité », préviennent Paris et Berlin – .

L’avion de chasse franco-allemand, une « priorité », préviennent Paris et Berlin – .
L’avion de chasse franco-allemand, une « priorité », préviennent Paris et Berlin – .
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Publié le 22 septembre 2022 à 18h01Mis à jour le 22 septembre 2022 à 18:15

Rachat de F35 américains par l’Allemagne, tensions entre constructeurs de part et d’autre du Rhin, annulation d’une première rencontre entre le ministre français de la Défense et son homologue allemand… Un froid sibérien semblait menacer le projet franco-allemand de développement d’un état de – suivant des avions de combat de première génération (SCAF) et des chars (MGCS). Ne sont pas.

“Beaucoup de choses ont été dites ou écrites ces dernières semaines. Je pense qu’avec une phrase, nous allons le raccourcir en disant que le SCAF est un projet prioritaire », a déclaré jeudi le ministre français de la Défense, Sébastien Lecornu, lors de sa première visite. à Berlin. “Nous allons trouver une solution pour le SCAF, c’est un projet qui doit et va réussir, nous allons y contribuer”, a ajouté Christine Lambrecht, ministre allemande de la Défense, soulignant l’importance de la France en tant que partenaire.

Étape importante en un mois

Les deux ministres ont chargé leurs administrations respectives de s’activer. Ils sont convenus de préparer, en vue du Conseil des ministres franco-allemand prévu fin octobre en France, un état des lieux des programmes industriels communs. Sébastien Lecornu a précisé qu’il s’était « mis d’accord » avec Christine Lambrecht sur « les futurs horaires du char », qui est moins avancé que l’avion du futur.

Dans le cadre du SCAF, malgré un accord signé en août 2021, qui prévoit 3,6 milliards d’euros pour financer des études préalables à la construction d’un démonstrateur en 2025, les contrats ne sont pas encore signés. Dassault Aviation pour la partie française et Airbus pour l’Allemagne et l’Espagne sans parvenir à un accord sur la répartition des tâches. Sur le papier, la France devrait piloter l’avion de chasse, tandis que l’Allemagne devrait piloter le développement du char du futur.

Côté français, Dassault estime qu’il lui appartient de prendre la responsabilité des choix technologiques pour les futurs avions de combat sans avoir à tout partager ouvertement. Mais les fabricants allemands craignent d’être laissés pour compte sur le plan technologique et incapables de capitaliser sur des développements conjoints. “Avoir le leadership ne veut pas dire avoir l’exclusivité technologique, il faut accepter de partager les connaissances à la fois pour l’avion et pour le char”, souligne un député allemand.

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Les industriels sommés de s’entendre

Il déplore cependant le lobbying des deux côtés du Rhin mené par les industriels pour défendre leur arrière-cour au risque de faire couler les deux projets franco-allemands.

Le calendrier politique leur donne cependant une impulsion importante et explique la détermination des deux gouvernements à faire taire cette compétition stérile. A l’agressivité de Vladimir Poutine s’ajoute la volonté d’Emmanuel Macron de rédiger une nouvelle loi de programmation militaire pour la période 2024-2030, au moment même où Berlin étudie la modernisation de son armée en appui à un fonds spécial de 100 000 millions d’euros.

« Il s’agit d’articuler nos réflexions stratégiques sur des durées comparables. L’avion et le char du futur en feront partie”, résume l’entourage de Sébastien Lecornu. Des négociations plus globales que des projets de coopération industrielle peuvent aussi donner de l’air à ces enjeux complexes en permettant de trouver des marges de manœuvre pour que chacun y trouve son compte.

Christine Lambrecht a franchi une première étape importante en confirmant son engagement à assouplir les règles d’exportation d’armes. Celles-ci compliquent considérablement les projets franco-allemands car Berlin se réserve le droit d’interdire pour des raisons éthiques (clause de valeur de réserve) la vente d’équipements de défense intégrant des pièces produites par son industrie. L’Allemagne devrait cesser « d’insister sur des règles spéciales d’exportation d’armes » car les règles strictes imposées par Berlin « entravent » souvent les projets de défense européens, a-t-elle déclaré lundi 12 septembre.

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