ses agresseurs condamnés à 15 et 17 ans de prison – .

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Guillaume a été kidnappé à Paris alors qu’il rentrait chez lui après une fête, puis laissé pour mort dans un champ de l’Oise en avril 2017.

C’est un miracle qu’il soit encore en vie, il est arrivé jusqu’ici», explique, impressionné, Me Matthieu Chirez. Son client, Guillaume, a été torturé puis laissé pour mort dans un champ à Boran-sur-Oise (Oise) en avril 2017. Ses agresseurs voulaient lui extorquer son code de carte bancaire. Deux jeunes hommes, Montassar Htiouech et Marvin Ticout, ont été condamnés ce vendredi 30 septembre à 15 et 17 ans de prison, dont les deux tiers de détention préventive. Ils ont été jugés en appel par le tribunal correctionnel de la Somme pour «vol collectif, enlèvement, rapt et tentative d’extorsion accompagnés d’actes de torture et de barbarie“. Dans cette affaire, deux mineurs avaient auparavant été condamnés à cinq ans de prison, dont trois avec sursis.

L’aventure commence dans la nuit du 18 au 19 avril 2017. Guillaume, 25 ans, passe la soirée dans un bar à Paris, dans le quartier de l’Opéra Garnier. Entouré d’amis, il fête le marathon de Paris auquel il a participé quelques jours auparavant. Vers 1h du matin, après plusieurs pintes, le jeune homme décide de rentrer chez lui en courant. Quelques instants plus tard, sur le chemin du retour, il est giflé dans le quartier République. Le chauffeur d’un véhicule, Montassar Htiouech, lui a proposé de le reconduire chez lui. Ont également à bord un autre majeur, Marvin Ticout, ainsi que deux mineurs.

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Problème, le chauffeur ne prend pas du tout l’adresse du domicile de Guillaume. Que dit-il dans la voiture ? Les occupants décident-ils, en chemin, d’attaquer le jeune homme ? Le procès ne l’a pas vraiment révélé. Toujours est-il que le chauffeur se rend à Persan, dans le Val-d’Oise, puis à Boran-sur-Oise, dans l’Oise. Dans l’acte, les occupants du véhicule ont soumis Guillaume à un véritable calvaire. Le jeune homme est cambriolé : ses chaussures, sa montre, son téléphone portable et sa carte de crédit sont dérobés. Vos attaquants exigent que vous leur donniez votre code sensible.

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Actes de torture et de barbarie

Alors que Montassar Htiouech tente en vain d’effectuer plusieurs retraits à un guichet automatique, Marvin Ticout s’en prend à Guillaume avec une violence inouïe. L’épreuve dure environ une heure : il lui donne un coup de pied dans la tête, essaie de lui arracher l’œil avec une clé à molette et lui brûle les sourcils. D’autres actes de torture, à peine imaginables, sont infligés au jeune homme. Au procès, un gendarme expérimenté a même expliqué qu’il n’y avait pas “Je n’avais jamais vu ça” au cours de sa carrière.

Incapables de retirer l’argent, les agresseurs finissent par laisser Guillaume mort dans un champ, à moitié nu. Ses vêtements ont été jetés dans un fossé. A l’aube, une femme venue promener ses chiens aperçoit des restes de slip par terre puis aperçoit une forme humaine qui bouge. C’est Guillaume qui demande de l’aide. “Si cette dame n’était pas venue, je serais mort», m’assure Matthieu Chirez. Pendant ce temps, ses bourreaux sont déjà loin, retournant dans la capitale. Après avoir acheté des croissants, ils se sont rendus à la gare de Lyon pour récupérer la petite amie de Montassar Htiouech. Ils ont été retrouvés par téléphone. Son véhicule, une Audi A3, a également été filmé par des caméras de vidéosurveillance.

Aujourd’hui, Guillaume va mieux. Cet ingénieur de 30 ans brillant et sportif s’est courageusement reconstruit. “C’est une force de la nature” dit de lui son avocat d’un ton admiratif. L’attaque a été si violente que le trentenaire ne se souvient de rien. “La famille est soulagée par le verdict et n’a qu’une envie : passer à autre chose», poursuit Me Chirez. L’avocat rappelle que le parquet de Senlis, suivi du juge d’instruction, avait dans un premier temps estimé que cette affaire n’avait pas sa place devant un tribunal correctionnel : «Nous avonsa fait appel de l’ordonnance du juge. Nous nous sommes rendus devant la cour d’appel d’Amiens, qui a suivi notre argumentation et constaté que des actes de torture et de barbarie avaient eu lieu.“.


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