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Qui est Lamia El Aaraje, l’élue accusée de harcèlement par un ancien collaborateur ? – .

Qui est Lamia El Aaraje, l’élue accusée de harcèlement par un ancien collaborateur ? – .
Qui est Lamia El Aaraje, l’élue accusée de harcèlement par un ancien collaborateur ? – .
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Candidat dissident mécontent lors des élections législatives de juin et porte-parole du Parti socialiste, Lamia El Aaraje avait trouvé un lot de consolation à la mairie de Paris (où elle est conseillère municipale) en devenant l’assistante handicap d’Anne Hidalgo. Nouvelle preuve de la proximité entre les deux femmes, respectivement adhérente et sympathisante de “Refondations”, courant qui entend prendre la tête du PS lors du congrès du parti en janvier.

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Mais, à la veille de son élection par le Conseil de Paris le 17 novembre, le parisien a révélé la saisine de la Commission d’éthique du Conseil de Paris (CDCP) pour des faits de harcèlement moral dont est victime l’élu socialiste. Un ancien collaborateur, aujourd’hui employé de la municipalité de Paris, accuserait Lamia El Aaraje de harcèlement et d’humiliation pendant la période où cette dernière était députée de Paris.

Pire encore, en octobre, une personne extérieure au dossier aurait saisi la commission de violences et de harcèlement sexiste et sexuel créée au sein du Parti socialiste, toujours pour faits de harcèlement moral, rapporte encore le parisien. On ne sait pas si les deux cas sont liés. Interrogée par le journal, Lamia El Aaraje nie les faits et se dit victime d’un ” manipulation politique “O” avec une détermination », s’étonnant que « Cela intervient à la veille de mon admission à l’exécutif d’Anne Hidalgo sera soumis au vote du Conseil de Paris et dans une phase du congrès du PS où s’exercent des rapports de force et dont je suis une figure de proue (sic) “.

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Militante PS depuis le début des années 2010, ancienne responsable de la section locale de l’UNEF à l’université de Limoges – où elle a obtenu son doctorat en pharmacie en 2013 – Lamia El Aaraje est avant tout une élue locale. Présente sur la liste conduite par Anne Hidalgo en 2014 à Paris, elle devient adjointe au maire du 20e arrondissement de Paris, chargée de la santé, du handicap et de la santé mentale en 2014. En 2020, la nouvelle victoire du maire socialiste lui permet d’être un conseiller Elu de Paris.

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Un “noble”, en somme, qui soutiendra avec ferveur l’édile lors de sa candidature à la présidentielle de 2022 sous les couleurs socialistes. Avec le résultat que l’on connaît : 1,7 %, le score le plus bas historiquement enregistré par le parti rose. La débâcle poussera en partie le PS dans les bras de ses partenaires de gauche, La France Insoumise en tête, en vue d’une alliance aux législatives de juin.

Expulsé au profit de Simonnet

Les négociations pour l’union de la gauche, notamment pour les candidatures, ont été le point de départ des tensions entre le trentenaire et le parti. Parce qu’El Aaraje a l’étéDéputée élue par la quinzième circonscription de Paris favorable à des législatives partielles en juin 2021 face à l’insoumise Danielle Simonnet. Un mandat de courte durée, puisque son élection a été annulée en janvier 2022 par le Conseil constitutionnel. Il s’agit d’un candidat qui s’est présenté à tort comme investi par La République en marche et dont les résultats, bien que ridicules (449 voix), auraient pu fausser l’affiche du second tour.

Mais la règle était claire. Les députés socialistes, insoumis et communistes sortants – les Verts n’en avaient pas dans la précédente législature – bénéficieraient automatiquement de la nomination de la Nouvelle Union populaire, écologiste et sociale (Nupes). Pas pour Lamia El Aaraje, dont le statut de “députée sortante” -qu’elle revendiquait dans Marianne en mai – a fait l’objet de discussions.

Selon les termes de l’accord, voté au Conseil national par le PS, l’investiture revenait à l’opposante jusque-là vaincue, Danielle Simonnet, supposée proche de Jean-Luc Mélenchon. ” J’ai entendu Lamia tapoter sur Mélenchon plus que sur Macron à l’Assemblée. Vous pensiez qu’il était impossible d’envisager de travailler avec la France insoumise et maintenant vous aimeriez le contraire ? », expliquait alors Simonnet à Marianne pour justifier le choix de ne pas investir l’ex-député.

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Indignés, certains éléphants du PS – dont les anciens premiers ministres Bernard Cazeneuve et Lionel Jospin – ont publiquement soutenu Lamia El Aaraje, devenue le symbole du déséquilibre entre les forces de la coalition de gauche, vivement dénoncé par le président de la région Occitanie. Carole Delga et l’ancien président de la République François Hollande.

Face au mécontentement, Olivier Faure a reconnu « une forme d’injustice “, assurant qu’il se battrait pour qu’elle ait la trentaine” peut être candidat “. Une promesse à moitié tenue. Le parti rose a finalement obtenu de ses alliés une petite dérogation à leur contrat commun : que le PS puisse soutenir la candidature de Lamia El Aaraje face aux investis Nupes. Une exception, alors que le porte-parole du parti, Pierre Jouvet, menaçait quelques jours avant cet arrangement : « S’il y a des candidats dissidents, ils seront expulsés du Parti socialiste. »

“Refondations”

La manœuvre sera insuffisante. Lors d’un vote (très) défavorable au premier tour -17,87% des voix contre 47,31% de son adversaire-, Lamia El Aaraje a été battue au second tour par Simonnet, n’obtenant que 41,55% des suffrages. ” La gauche doit se reconstruire, trouver le chemin vers une unité qui affirme la radicalité des transformations sociales et écologiques nécessaires sans renier aucune de ses valeurs fondatrices. », a-t-il écrit sur les réseaux à la suite de sa défaite.

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Quelques mois plus tard, le 1er octobre, ce projet de ripolinage prend la forme d’une chronique publiée dans le journal du dimancheappeler plusieurs ” refondations ” pour ” créer un nouvel espoir à gauche “. Signé par 150 élus socialistes, dont Lamia El Aaraje et quelques proches d’Anne Hidalgo –comme le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol– et Carole Delga –la vice-présidente d’Occitanie Claire Fita–, le texte soulignait, entre autres, que les Nupes avaient été une réponse conjoncturelle visant à maintenir leur présence à l’Assemblée nationale et à y agir ensemble “. Comprenez, un concours de circonstances.

Le 8 novembre, une conférence de presse est organisée pour présenter le courant « Refundaciones », dont l’objectif affiché est de donner un avis au prochain congrès du PS en janvier. Une initiative plébiscitée par la maire de Paris sur les réseaux sociaux et dont Lamia El Aaraje est devenue l’une des trois porte-parole. Voyons si les accusations portées contre l’ancienne députée lui laissent aujourd’hui une “voix” libre.

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